L'institut

Communiqués de presse

Communiqué de presse
Jeudi 15 juin 2006

DEFI 2006 IGR – ENTREPRISES « 2006 X 2006 »

L'Institut de cancérologie Gustave Roussy lance un challenge : en 2006, mobiliser 2006 entreprises pour relever un défi pour la vie

2006 x 2006 : 2006 entreprises donnent chacune 2006 euros pour participer au développement d'une plate-forme de radiothérapie d'excellence, arme essentielle contre le cancer : aujourd'hui en France, un malade sur deux doit sa guérison – totalement ou en partie – à la radiothérapie.

Face à des pathologies complexes, la seule véritable ressource du chercheur et du soignant réside dans sa capacité à inventer des solutions pionnières. Cette inventivité est possible car une institution comme l'IGR – consciente de ses responsabilités, promotrice de protocoles rigoureux, engagée dans la réalité quotidienne de la maladie – est capable de relever le challenge de l'innovation, le challenge de la découverte.

Ce pari de l'innovation, l'IGR a voulu le faire partager avec le monde de l'entreprise, auquel il fera appel tout au long de l'année pour l'associer au défi quotidien des médecins et des chercheurs de l'Institut : prendre un temps d'avance sur le cancer en construisant une nouvelle plate-forme de radiothérapie.

La radiothérapie est un traitement incontournable en cancérologie. Elle est programmée dans un tiers des plans de traitement, seule ou associée à la chirurgie et/ou à la chimiothérapie. La radiothérapie est utilisée dans le traitement des cancers ORL, du sein, de la prostate, du poumon, du rectum et des tumeurs cérébrales.

Cette nouvelle plate-forme qui réunira sur un même plateau : 4 accélérateurs particulièrement innovants avec imagerie en 3D embarquée, 1 simulateur numérique, 1 réseau informatique puissant et innovant sera opérationnelle en début 2008. Elle sera à la pointe de l'innovation technologique et permettra aux radiologues de dessiner des cartographies exactes des tumeurs , de définir très précisément la zone d'irradiation et donc de mieux préserver les tissus sains environnants en améliorant ainsi considérablement la qualité de vie des personnes soignées.

13 millions d'euros sont nécessaires à la réalisation de ce programme majeur.
Nous avons réuni à ce jour sur nos fonds propres près de 9 millions, 4 millions sont encore à trouver...
Plus vite nous aurons réuni le budget total, plus vite les patients bénéficieront de traitements optimisés et de pointe.

Ebsco France, Louvre Hôtels, Groupe Dassault, agence BRIEF, DHL Global Mail, Sanofi-Aventis, Groupe Casino, INEUMconsulting, Elmitech SA, Eric Bompard SA, Groupe Elicimai, Goron SA, Hospiconseil, Isoforme SA, Agence d'Architecture Di Fiore, Union Financière France Banque, Fusco SA, Elmitech, Ets Provost Frères, Isogaine, L'Oréal, Mavrommatis, Rigolot SA, Sethy, Vis-Iveco font déjà partie des entreprises qui ont décidé de relever ce défi pour la vie, le Défi 2006 IGR – Entreprises . À ce jour, depuis le lancement du Défi le 15 mai dernier, le montant total collecté est de plus de 200 000 euros.

Rappelons que l'ensemble des versements au titre du mécénat permet de bénéficier d'une réduction d'impôt sur les sociétés de 60% du montant de ces versements. Ainsi, un don de 2006 euros revient à 802,40 euros.

Pour plus d'informations sur Défi 2006 IGR – Entreprises : www.donner-igr.com ou par e-mail : defi2006@igr.fr

« Je sais que nous pouvons compter sur vous. Rejoignez le club des entreprises du Défi 2006. De tout cœur, merci de votre solidarité et de votre soutien »

Pr. Thomas Tursz, directeur général de l'IGR.

Annexe 1 : présentation de l'Institut de cancérologie Gustave Roussy
Annexe 2 : caractéristiques techniques de la plate-forme de radiothérapie


Annexe 1 :

L'Institut de cancérologie Gustave Roussy : au cœur de la cancérologie du 21 ème siècle

Premier centre de lutte contre le cancer en Europe, l'Institut de cancérologie Gustave-Roussy (IGR), à Villejuif, dirigé par le Pr. Thomas Tursz, réunit sur le même site 2 200 hommes et femmes. Leur mission : soigner les personnes atteintes par la maladie, chercher et mettre au point des thérapies nouvelles, diffuser les connaissances dans les communautés médicales et scientifiques, françaises et internationales.

Au début des années 1920, lorsqu'il crée l'Institut du Cancer qui allait prendre son nom en 1950, le Professeur Gustave Roussy défend deux idées, extrêmement originales pour l'époque :

Ces deux idées, auxquelles s'ajoute la volonté d'enseigner, constituent les fondements de la lutte contre le cancer en France. Elles ont servi de guide pour la création, en 1945, des Centres de Lutte contre le Cancer dont l'IGR devient le premier par la taille et l'ancienneté.

Les 11 départements cliniques et les 11 unités de recherche (unités propres IGR et associées au CNRS, à l'INSERM, au CEA, à l'Université Paris-11), les plateaux techniques, les ressources technologiques et biologique constituent un ensemble unique en Europe.

Soignants, médecins et scientifiques rassemblés sur le campus de l'Institut, perpétuellement « en recherche », développent une culture d'accueil et d'évaluation des idées nouvelles.

L'Institut, depuis sa création, est à l'origine de très nombreuses innovations. Outre les premières médicales ou chirurgicales, on peut citer les concepts de pluridisciplinarité, de prise en charge de la douleur, de service dédié aux enfants, de dossier unique du patient, d'accompagnement psychologique, de soins de support, d'espace réservés à la rencontre et à l'échange avec les patients (ERI), de site d'excellence dédié à l'innovation thérapeutique… De tels concepts, comme cancéropole, qui ont vu le jour à l'IGR, sont maintenant partie intégrante du Plan Cancer du Gouvernement.

L'intégration et la place de l'Institut de cancérologie Gustave Roussy au niveau international (avec notamment le Japon, le Brésil et les Etats unis, sans oublier l'Europe), vont stimuler le développement du premier pôle européen de recherche et de soins en cancérologie.

Les chiffres clés de l'IGR en 2004

Budget : 180 Millions d'€uros, dont 25% sont consacrés à ses activités de recherche.

Soins : 400 lits, 11 400 nouveaux patients, 161 000 consultations par an

Recherche : 11 unités de recherche , 120 essais thérapeutiques en cours, 480 publications dans des revues internationales à comité de lecture.

Enseignement : une école de Cancérologie qui dispense, en relation avec l'Université Paris XI, 5000 heures de cours par an, 2600 médecins formés, dont 100 médecins étrangers.

L'IGR est un établissement privé, à but non lucratif, participant au service public de santé ; il est habilité à recevoir des dons et legs (décret 26 novembre 1927). L'IGR présente ses activités et modalités de prise en charge sur son site www.igr.fr.

Annexe 2 :

Caractéristiques techniques des différents appareils développés en partenariat avec Siemens

  • Les accélérateurs (ONCOR et ARTISTE)
  • Ces appareils bénéficient des toutes dernières innovations technologiques et seront notamment équipés d'un collimateur multilames de 160 lames et d'un système d'imagerie portale numérique. Ils permettent, pour les patients, un accès à la nouvelle technique d'irradiation par modulation d'intensité du faisceau (IMRT).

    L'IMRT est un outil particulièrement efficace pour augmenter l'effet différentiel tumeur / tissus sains. Il s'agit d'une amélioration technologique certaine par rapport à la radiothérapie conformationnelle en permettant de limiter davantage l'irradiation de tissus sains.

    L'IMRT est basée sur l'utilisation des faisceaux d'irradiation d'intensité modulée qui sont calculés à partir de systèmes de planification inverse (on impose des contraintes de dose sur la tumeur et les organes à risque et le « logiciel inverse » propose la balistique d'irradiation la plus adaptée). L'apport de l'IMRT est maintenant établi pour certaines localisations tumorales (ORL, prostate).

    L'accélérateur haute-énergie ARTISTE est en plus doté d'un système d'imagerie 3D embarqué permettant le repositionnement avec une très haute précision des tumeurs par rapport au champ d'irradiation (cone beam imaging). En effet, ces accélérateurs sont associés à une table de traitement capable de se positionner avec 6 degrés de liberté. Cette table est reliée à l'imagerie 3D embarquée de l'accélérateur, ce qui permet ainsi un repositionnement automatique très précis, selon les données de l'imagerie.

    L'intérêt principal est de réduire les marges autour de la tumeur et de limiter les effets secondaires de la radiothérapie. Il permet aussi d'envisager en toute sécurité de nouvelles formes de radiothérapie de haute précision, telle que la stéréoradiothérapie.

  • Le scanner (Somatom Sensation Open)
  • L'acquisition de cet appareil permettra d'augmenter le nombre d'actes de simulation virtuelle réalisés auparavant sur le scanner diagnostic.

    Cet appareil dispose d'un tunnel large permettant un positionnement aisé des patients, particulièrement pour les examens du sein.

    Il permet la réalisation de 20 coupes transversales en simultané. Trois stations de simulation virtuelle lui seront directement connectées et permettront une meilleure fluidité de transfert des images et un gain de temps. Un système de positionnement laser permettant d'atteindre une précision maximale dans la prise des images lui est également adjoint.

  • Liens entre la radiothérapie et l'imagerie
  • L'imagerie est un outil indispensable au développement de la radiothérapie.
    Les modifications majeures que l'IGR va mettre en oeuvre sont :

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