
Communiqué de presse
Villejuif, le 17 novembre 2003
Au sein du Département de Chirurgie Générale de l’Institut Gustave-Roussy (IGR, Villejuif), dirigé par le Docteur Philippe Lasser ; le Docteur Christophe Pomel, assisté du Dr Damienne Castaigne ont réalisé une pelvectomie totale sous endoscopie sur une malade atteinte d’un cancer de l’utérus en situation de récidive.
Première mondiale, cette technique a permis de retirer l’utérus, la vessie et le rectum de la patiente, en limitant au maximum le choc opératoire, les douleurs physiques et psychologiques d’une intervention si radicale.
Pour cette patiente, ce type d’intervention a été rendue nécessaire par le fait qu’il n’existait aucune autre alternative thérapeutique pour contrôler l’évolution locale de la maladie. L’état de santé de la patiente est actuellement stabilisé et permet de constater le succès de l’opération.
La chirurgie endoscopique est en plein essor en cancérologie ; elle a pour objectif de minimiser l’impact physique et psychologique d’une agression chirurgicale. Encore dénommée coelioscopie ou laparoscopie, elle présente de nombreux avantages en cancérologie gynécologique ; elle permet une évaluation précise des maladies de l’appareil génital féminin. Elle assure un diagnostic de certitude car les bilans diagnostics par coelioscopie permettent aussi d'obtenir des informations plus précises que les examens radiologiques évitant ainsi, parfois, des interventions inutiles.
Elle permet une prise en charge rapide et une hospitalisation écourtée. Les transfusions de sang sont plus rares et les douleurs post-opératoires minimisées. Les cicatrices, bien plus petites, permettent aux malades de mieux vivre le traumatisme d’une telle intervention.
Initialement utilisée à des fins diagnostiques, la chirurgie endoscopique arrive à maturité. Elle marie l’efficacité d’un acte chirurgical inévitablement mutilant au respect de l’apparence physique des patientes. Sa dimension technologique dans sa mise œuvre, humaine dans son résultat, a conduit les chirurgiens de l’IGR à en valider de nouvelles applications.
Si dans une telle indication, cette approche de pointe mérite une évaluation sur le long terme, elle promet de devenir la pierre angulaire des traitements chirurgicaux des cancers de la femme. Elle répond à leurs attentes en matière de qualité de vie, auxquelles les équipes de l’IGR restent particulièrement sensibles.