Communiqués de presse

Communiqué de presse
Villejuif, vendredi 18 août 2006

Cancers ORL : bénéfice sur la survie de la radiothérapie non conventionnelle

Une méta-analyse confirme le bénéfice de la radiothérapie à fractionnement modifié par rapport à la radiothérapie conventionnelle, sur la survie globale des patients atteints de cancers ORL localement avancés. Elle vient de paraître en ligne avancée sur le site du Lancet http://www.thelancet.com/journals/eop.
Cette étude a été menée par le Pr. Jean Bourhis, chef du Département de radiothérapie et par le Dr. Jean-Pierre Pignon, chef de l’Unité de méta-analyse, de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy, dans le cadre du groupe collaboratif sur les cancers ORL (MARCH).
Le bénéfice absolu sur la survie globale à 5 ans des patients avec la radiothérapie à fractionnement modifié est de 3,4%. Ce bénéfice atteint 8% pour certains schémas thérapeutiques.
La radiothérapie conventionnelle consiste à délivrer une dose de 2 Gray (unité de mesure) en une seule séance par jour, 5 jours par semaine, pendant 7 semaines.
La radiothérapie à fractionnement modifié permet d’augmenter la dose-intensité totale délivrée. Elle consiste à « hyper-fractionner » le traitement (2 ou 3 séances par jour chacune à dose réduite) ou à « l’accélérer » (réduction de la durée totale de traitement, avec ou sans réduction de dose totale).
Plusieurs essais avaient étudié le rôle de la radiothérapie à fractionnement modifié sur ce type de cancer mais l’effet sur la survie globale n’était pas clairement établi.
Cette étude a analysé les données de 6.515 patients inclus dans 15 essais avec un suivi médian de 5,6 ans.
L’étude conclut à un bénéfice supérieur pour la radiothérapie « hyper-fractionnée » (8% à 5 ans) alors que ce bénéfice est plus modeste pour la radiothérapie « accélérée » (environ 2% à 5 ans). Le bénéfice est d’autant plus important que les patients sont jeunes.
La prochaine étape sera d’étudier le bénéfice de cette radiothérapie non conventionnelle combinée à une chimiothérapie.
Une méta-analyse est une synthèse de l’ensemble des résultats des essais cliniques traitant d’une même question. L’atout de ce type d’étude : augmentation de la probabilité de détecter un effet modéré cliniquement important, précision statistique, fiabilité, reproductibilité.
Les cancers ORL représentent près de 17.000 nouveaux cas et plus de 6.000 décès par an en France. Le principal facteur de risque connu de ce type de cancer est la consommation d’alcool et de tabac.

Haut de page Imprimer la page
Page modifiée le 09/11/2006 à 17:32
© 2009-2011 Institut de cancérologie Gustave-Roussy - Tous droits réservés | Webmaster | Plan du site | Mentions légales | Réalisé par KerniX & Dircom IGR