Groupe Cancers thoraciques
(Cancers bronchiques, carcinome bronchiolo-alvéolaire, mésothéliome pleural, thymome…)
Présentation du groupe
Responsable : Jean-Charles Soria (Clinicien IGR, PU-PH Paris XI)
Chercheurs/Cliniciens : Ken Olaussen (Chef de projet IGR CDIM),
David Planchard (Clinicien IGR)
Post-doctorants : Luc Friboulet,
Elsa Vanhecke Doctorants : Stéphane Vignot Techniciens :
Nicolas Dorvault (TR IGR-CDI),
Angélique Robin (TR IGR-CDIM),
Florence Ponsonnailles (TR IGR-CDD)
Travaux et objectifs
L’objectif principal du groupe thorax est de définir de nouveaux biomarqueurs capables de prédire l’évolution de la maladie et/ou le bénéfice du traitement anticancéreux. Cette recherche permet, d’une part, le développement d’outils innovants pour réaliser des traitements mieux adaptés à chaque patient, et d’autre part, l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques. Les travaux se concentrent actuellement sur le rôle des protéines des différentes voies de la réparation de l’ADN dans les cancers bronchiques.
L’équipe a notamment contribué à des avancées majeures dans le domaine de la médecine moléculaire, incluant le rôle de la protéine de réparation de l’ADN appelée ERCC1. En effet, ERCC1 apparait comme un marqueur prédictif de la résistance au cisplatine dans les cancers bronchiques.
L’équipe a démontré que les patients de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) opérés et dont la tumeur est ERCC1-négative ont un fort bénéfice de la chimiothérapie adjuvante (risque de décès diminué de l’ordre de 33 %) par rapport aux patients dont la tumeur est ERCC1-positive.
Des analyses additionnelles ont montré que l’expression d’autres protéines impliquées dans la réparation de l’ADN, telle MSH2, est également associée à la résistance à la chimiothérapie adjuvante. Ces données ont généré l’hypothèse que l’inhibition des protéines impliquées dans la réparation de l’ADN pouvait sensibiliser les cellules tumorales à des agents alkylants et des sels de platine. Le groupe développe donc des modèles qui permettront de tester l’emploi d’inhibiteurs des voies de la réparation dans le but de sensibiliser les cellules tumorales au cisplatine, voire à des thérapies ciblées. Il s’agit notamment de moduler l’effet cytotoxique du cisplatine en utilisant :
- des inhibiteurs de kinase,
- des stratégies de létalité synthétique.