UMR 1015
Directrice
Laurence Zitvogel
Email : zitvogel@igr.fr
Secrétariat
Nathalie Malherbe
Tél. : 01 42 11 50 05
Le projet IKDC
Un nouvel espoir de traitement contre le cancer
En savoir plus
UMR 1015 Régulation des fonctions effectrices anti-tumorales par les cellules dendritiques et les exosomes : vers la désignation
Unité de Recherche
INSERM - IGR - Université Paris-XI
rattachée à l'institut de recherche intégrée en cancérologie à Villejuif
Directrice :
Pr Laurence Zitvogel
- Stratégies d’immunothérapie antitumorale cellulaire (exosomes,
cellules dendritiques) ou non (TLR-3 Ligand, STI+IL-2, B7-DC Fc, anti-
KIR).
- Étude des fonctions régulatrices (NK régulateurs et Lymphocytes T
régulateurs).
- Études d’immunogénétique au niveau de récepteurs de l’immunité
(P2RX7, TLR-4… et NKp30) comme nouveaux prédicteurs de
réponses aux agents cytotoxiques.
Nos objectifs de recherche fondamentale et translationnelle étaient
tournés vers l’investigation de sous-populations lymphocytaires NK et
dendritiques au cours de la progression tumorale. Nous avons identifié
des NK régulateurs immunoablatifs et des IKDC infiltrant les
tumeurs douées d’activité présentatrice d’antigènes. Ce travail mettait
en lumière le caractère immunosuppresseur de l’IL-18 par délétion de
l’immunité innée.
Chez l’homme, nous avons identifié des modèles de
tumeurs NK-dépendants et la pertinence physiopathologique des isoformes
de NKp30, récepteur spécifique de NK, pronostiques dans
ces maladies. De plus, l’équipe a démontré la contribution du système
immunitaire dans l’efficacité de la chimiothérapie et radiothérapie.
La caractérisation des déterminants moléculaires dictant
l’immunogénicité de la mort cellulaire (calréticuline, HMGB1/TLR4,
ATP/P2X7/Casp-1/ASC/IL-1b/IL-1R1/IFNgR) a abouti à la démonstration
du rôle prédictif de mutations ponctuelles dans ces axes clés
pour la réponse aux traitements classiques du cancer.
Ces nouvelles
notions nous permettent de développer des axes d’immunothérapie
innovants au sein du CICBT507.
Dialogue entre les cellules dendritiques et les cellules natural killer
L'immunothérapie vise à stimuler les cellules T afin d'éliminer la tumeur. Or, la plupart des cellules tumorales ont délété ou muté les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité, ce qui rendrait compte de la résistance tumorale à la lyse par les lymphocytes T et de l'échec des traitements vaccinaux chez certains patients.
L'équipe de Laurence Zitvogel a montré que les cellules dendritiques murines, dérivées de moelle osseuse, permettent l'activation de fonctions de cellules natural killer au repos. Ces cellules dendritiques ont la capacité de reconnaître les cellules tumorales n'exprimant pas les molécules du complexe majeur d'histo-compatibilité de classe I et de les éliminer ainsi que d'augmenter la sécrétion d'interféron-gamma. Ceci est spécifique des cellules dendritiques puisque ni les macrophages, ni les monocytes ne sont capables d'induire ces activations. Cette équipe a ainsi montré l'existence d'une interaction entre les cellules dendritiques et les cellules natural killer.
Ces résultats peuvent trouver des applications thérapeutiques dans la leucémie myéloïde et le neuroblastome.